La séduction est le motif premier invoqué par les utilisateurs pour justifier lusage des tchats. La séduction est perçue comme une activité pour se découvrir seul.
Les tentatives de séduction sur les chats répondent au besoin dexplorer les identités sexuées, elles sont également loccasion de confronter la valeur de leurs identités sociales et culturelles sur le marché des identités virtuelles.
La séduction ou au moins la possibilité dinteragir virtuellement avec des filles, constitue une des premières motivations d'un garçon pour se rendre sur un chat. Indiquant ainsi que la découverte de rapport sexué suscite un pareil engouement, au moins au début de la pratique.
Chez les adolescents, la discussion sur les tchats est presque toujours une séduction garçon/fille. Ce qui laisserait supposer que par le tchat, les filles apprennent quelque chose, ce qui est sans doute moins vrai des garçons. La raison avancée serait que les simulations de séduction sur les chats seraient mieux mises à profit par les filles que par les garçons dans la tentative de l'exploration sexuelle.
Certains jeunes font état dune expérience souvent décevante lors dune rencontre réelle avec une jeune fille, suite à un rendez-vous pris sur un chat. Léchec de cette expérience reposerait sur la découverte de mensonges proférés lors du dialogue en ligne. Lexpérience de la rencontre produit aussi une méfiance accrue envers les propos tenus par les interlocuteurs sur les tchats. La drague sur les tchats est souvent perçue comme une pratique juvénile et puérile.
La déception face à léchec de la séduction, ou la difficulté à entrer en relation sur les tchats, conduit les jeunes à désinvestir peu à peu cette pratique.
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